NOSFELL
Son'Art (Bordeaux), l
e 24 mars 2005

Après une première partie mitigée assurée par le combo melting-folk Le Consul, c'est dans un Son'Art à demi vide que Nosfell et son violoncelliste, Pierre, installent leurs instruments sur scène. Les chanceux du premier rang observent, curieux, la préparation méticuleuse des nombreuses pédales posées sur le sol autour des deux artistes. La magie débute lorsque les lumières s'éteignent.

"Bonsoir, je m'appelle Labyala Fela Dajawidfel, dit Nosfell. Le pays qui est le mien est le Klokochasia", cette simple parole enthousiasme un Son'Art désormais plein à craquer : le public est fin prêt à suivre l'artiste dans son voyage.

Entre chaque titre, il parle au public, le prend par la main et l'emmène vers une nouvelle étape de son périple imaginaire. Sur scène, toute la puissance de Nosfell réside dans sa voix contrastée, tel un panel de couleurs vocales, soutenue par des samples rythmés et précis. Les regards complices entre les deux protagonistes donnent corps aux titres, laissant place à des improvisations ne demandant qu'à faire tomber les murs de la salle...

Backstage, après le set, Nosfell laisse entrevoir des détails plus personnels : il raffole des spécialités culinaires locales, tels que les cannelés bordelais, il aime ce contact avec son public, qu'il remercie, comme il dit, de "son délicieux accueil". Si le voyage imaginaire est un ballet de notes, alors Nosfell en est le guide !

Le 25/03/2005 par Gilles Brun
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